Introduction de la séance 4 « Savoirs collaboratifs et médiations »

Introduction de la séance 4 par Gabriel Alejandro Medina Aguilar et Brahim Abaragh


Silvère Mercier
exerce aujourd’hui comme Conservateur à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou (BPI). Dans cette institution, il est responsable de la médiation et de l’innovation numérique. Cofondateur du collectif SavoirsCom1, il  a un parcours professionnel riche dans le domaine de la médiation numérique. Ses diverses expériences l’ont amené à connaitre des secteurs professionnels variés comme la médiation numérique et les réseaux des médiathèques. Il a aussi d’expérience comme formateur pour des agents publics impliqués dans le domaine culturelle, autour des sujets comme la gestion du changement, la production de contenu et le livre numérique, entre autres.Présentation des intervenants

Administrateur de la Wikipédia francophone et son contributeur régulier  depuis  2006, Pierre Carl Langlais prépare sa 2ème année de doctorat en sciences de l’information et de la communication. Sa thèse porte sur « l’information financière dans la presse quotidienne ». En même que son travail de thèse, il s’intéresse à la recherche sur le data journalisme (projet Jourdain), Wikipedia et l’E-learning. Il travaille actuellement sur la création du premier journal académique français portant sur des études wiki, à savoir la wikilogie.

Problématique générale du webinaire Séance #4 : Savoirs collaboratifs et médiations

À l’heure de ce qu’on appelle  la « société de l’information », le savoir se révèle un des piliers pour la construction d’un tissu social plus riche et  plus autonome. Ces savoirs, en tant qu’information en sens large du terme (celui qui évoque une dimension formative pour le sujet), sont devenus la matière première pour certains acteurs du secteur marchand au niveau numérique.  Les enjeux se rendent plus délicats dans un contexte où les États du Nord et du Sud semblent laisser de plus en plus au secteur privée la responsabilité de la circulation de la connaissance, de l’accès aux savoirs ou de la modernisation de l’éducation.

D’ailleurs, la circulation des savoirs et les mutations sociétales mettent en évidence des difficultés de nature différente. Les métiers qui sont impliqués se voient dans l’obligation de se modifier et de fusionner, ce qui implique la mise en scène de nouveaux acteurs et la rencontre des visions différentes par rapport à la culture.

Dans ce sens, nous pouvons dire qu’il y a une nécessité de travailler autrement. Le collaboratif, par  nature horizontal et chaotique (ce qui n’est pas du tout une faiblesse), met en évidence un questionnement autour des autorités classiques.

Ainsi, les transformations des bibilothèques en tant qu’institution, la réussite de quelques efforts marginaux et la présence toujours puissante des industries culturelles sont des éléments qui montrent l’importance de continuer à veiller pour l’accès, le partage et la pluralité culturelle. D’où la nécessité d’un débat académique échappant au piège d’une illusoire neutralité vis-à-vis cette situation politico-économique, surtout lorsqu’on voit l’émergence des dernières discussions publiques concernant par exemple le travail des chercheurs et celui des « activistes », articulé parfois, comme dans le cas de nos intervenants.

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